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Historique de Saint-Tropez

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 Cette
baie exeptionnelle a attiré dans le passé bon
nombre de conquérants. Ligures, Celtes, Grecs et Romains
tombèrent amoureux du site. Puis l'histoire devint
presque légende.
En
l'an 68, Torpes, intendant de Néron, refusant d'abjurer
sa foi chrétienne, fut torturé, martyrisé
et décapité à Pise et son corps jeté
dans une barque sur l'Arno en compagnie d'un coq et d'un chien
censés se nourrir du défunt Torpes. Les courants
ramenèrent la barque jusqu'au rivage de l'actuel saint-Tropez.
Les chrétiens des lieux trouvèrent la barque,
cachèrent le corps du Saint martyr, et lui élevèrent
une chapelle. Torpes devint finalement Tropez. Les villages
de Cogolin (petit coq) et de Grimaud
(chien en vieux français), situés tous deux
près de Saint-Tropez, continuent de rappeler cette
légende, ainsi que La
Bravade.
Après
la chute de l'empire Romain, la terre de Provence fut livrée
aux envahisseurs, la région demeura l'un des dernier
bastions des Sarrasins après leur défaite à
Poitier. Relancée par les Génois, la ville devint,
du XVe au XVIIe siècle, jusqu'à ce que Raffaele
de Garezzio reçut reçut la charge de repeupler
et de fortifier la ville de Saint-Tropez avec l'aide de famille
Génoises, en échange de quoi Saint-Tropez devint
une ville "franche" exempte de taxes, pouvant lever
sa propre armée pour se défendre. Le village
devint une sorte de petite république autonome qui
prospéra et se couvrit de belles demeures. Colbert,
le centralisateur, mit fin à ce statut privilégié
en 1672, Louis XIV désirant voir ces privilèges
abolis. Pendant la Révolution française, Saint-tropez
reprit son nom romain d'Heraclea.
 Le
premier "étranger illustre" à succomber
au charme du village fut un ministre de Napoléon III
qui y acheta un chateau. Guy de Maupassant s'enthousiasma
: "C'est là une de ces charmantes et simple fille
de la mer ... On y sent la pêche et le goudron qui flambe,
la saumure ... On y voit sur les pavés des rues, briller,
comme des perles, des écailles de sardines." Le
peintre Paul Signac craqua également et décida
d'y vivre. Il y produisit ses plus belles toiles. Puis d'autres
artistes succombèrent : Henry Matisse qui y peignit
"Luxe, Calme et Volupté", Marquet, Manguin,
Bonnard, Dunnoyer de Segonzac, etc.
Dans
les années 20, St-Tropez devint à la mode et
possédait déjà de quoi accueillir les
riches touristes. Picabia, Errol Flynn, Anaïs Nin fréquenterons
la ville assidûment.
Les
bombardements du Débarquement, le 15 août 1944,
endommagèrent gravement le port. Mais à la différence
de tant d'autres villes et ports à l'époque,
il fut heureusement reconstruit sur le même modèle,
donnant aujourd'hui une image à peu près fidèle
de ce qu'était la ville il y a quatre siècles.
Après
cette guerre, la bande existentialiste arrive jusque-là
avec la bande à Juliette Gréco, daniel Gélin,
Annabel Buffet, etc. Puis ce fut vraiment le décolage
médiatique avec les années 50-60 et l'apparition
des nouvelles locomotives : Sagan, Bardot, Vadim, Eddie Barclay
et le monde du showbiz.
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